Conférence de Carême du CCFD : La souveraineté alimentaire, un chemin contre la faim – Mardi 17 mars 2026

Quelques jours après la Mi-Carême, c’est une équipe unie et impliquée, encouragée par les Pères Benoît et Brice, qui nous a offert, en l’église saint Sauveur de Crest, un temps de ressourcement nous permettant d’entrer dans la spiritualité de ce Service d’Eglise pour la solidarité internationale qu’est Comité Catholique contre la Faim et pour le Développement-Terre Solidaire.

Ponctuée de chants et de prières, cette soirée-conférence nous aura donner à vivre deux moments pour aborder, en chrétiens, la question de la souveraineté alimentaire : un temps pour enraciner cette notion dans la Parole de Dieu et un temps pour l’éclairer du fondement (l’inaliénable dignité de chaque être humain créé à l’image de Dieu) et de quelques-uns des principes de la Doctrine Sociale de l’Eglise.

Invités à une écoute attentive et participative du Récit du don de la manne (Exode 16, versets 11 à 36), nous nous sommes rappelé la sollicitude de Dieu pour ceux qui ont faim ainsi que l’appel qu’il nous adresse à ouvrir pareillement nos cœurs pour soutenir et encourager, partout dans le monde, celles et ceux qui promeuvent une agriculture paysanne et nourricière pour lutter contre la faim.

A partir de deux extraits, l’un de Laudato si’- Loué sois-tu (§ 94), l’autre de Fratelli TuttiTous frères (§ 120) nous avons découvert « le principe de l’usage commun des biens créés pour tous » plus souvent dit principe de la Destination universelle des biens, un principe de la Doctrine Sociale de l’Eglise, qui n’est rien moins qu’une conséquence, pour les chrétiens, de leur foi en un Dieu qui « a donné la terre à tout le genre humain pour qu’elle fasse vivre tous ses membres, sans exclure ni privilégier personne » (Jean-Paul II).

Cette soirée recueillie et joyeuse nous aura rappelé que la solidarité internationale n’est pas une option pour les baptisés et plus concrètement – lorsque que nous a été raconté le quotidien partagé de quelques femmes du Guatemala – nous avons compris, en frères et sœurs, qu’il n’y a pas de souveraineté alimentaire sans solidarité alimentaire.

Un beau moment sur notre route vers Pâques !